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    Smart networks : La gestion des ressources naturelles dans les villes connectées

    Favorisé par la montée en puissance et la démocratisation de l’IoT, le développement de réseaux de distribution de ressources naturelles (smart networks) au cœur des smart cities s’inscrit dans la continuité du Plan Ville Durable né il y a dix ans. Celui-ci s’appuyait sur le rapport Attali pour proposer la création d’« Ecopolis », des laboratoires urbains combinant technologie de pointe et haute qualité environnementale.

    D’ici la fin de l’année, le marché des réseaux intelligents d’électricité, de gaz et d’eau devrait ainsi doubler par rapport à 2016 et atteindre 1,5 milliards d’Euros.[1] Un chiffre qui symbolise l’importance croissante d’une transformation urbaine où écoresponsabilité et gestion intelligente des ressources naturelles concernent les industriels comme les collectivités.

    Smart grids 

    Les smart grids restructurent la production et la distribution d’électricité dans la ville. Plus de 200 millions de compteurs électriques intelligents seront déployés d’ici 2020[2] selon un rapport de l’Union européenne. En effet, des écoquartiers énergétiquement autonomes se développent de plus en plus, notamment à Rennes, à New York, en Allemagne et au Bangladesh.

    A la croisée de contraintes énergétiques et environnementales présentées dans le Plan climat, ces réseaux intelligents apporteront une solution aux nouveaux défis auxquels les villes sont confrontées. Produire de l’électricité grâce aux énergies renouvelables (photovoltaïque, éolien, thermique…) sera en effet l’un des défis des agglomérations de demain afin de répondre aux exigences environnementales du Traité de Paris. Un défi de taille que les technologies peuvent relever en stockant et en convertissant l’énergie solaire, mais également en optimisant la gestion énergétique des bâtiments et en adaptant l’offre à la demande pour minimiser les pertes et afficher des tarifs plus compétitifs

    Smart water 

    Le développement des réseaux smart water s’inscrit dans la même dynamique que celui des smart grids. Les acteurs industriels et les collectivités locales travaillent de concert pour connecter leurs réseaux d’eau afin de mettre en place des services innovants, aussi bien au niveau de la gestion que de la consommation.

    Concrètement, cela se matérialise par deux objectifs : optimiser la performance des réseaux d'eau potable (débit, pression, qualité de l'eau, etc.), et démocratiser une gestion anticipée et réactive des systèmes d’assainissement en pilotant le service d’eau des villes en temps réel.

    Ces installations permettront une gestion prédictive et à distance des infrastructures grâce à la récolte et à l’analyse des données. Il sera alors possible d’anticiper les inondations, mais également de détecter automatiquement les fuites sans avoir à mobiliser des équipes sur place. Elles démocratiseront également la télé-relève, déjà bien implantée en France à hauteur de 3,5 millions de compteurs d'eau intelligents[3].

    Smart gas grid

    Les réseaux connectés de gaz viennent compléter la gestion des ressources naturelles dans les villes intelligentes. Là aussi, l’approvisionnement traditionnel en énergie évolue vers un rôle de plus en plus porté par une organisation circulaire, axée sur les ressources locales et portée par des technologies peu énergivores.

    Il s’agit donc ici de moderniser les réseaux de distribution de gaz en intégrant des fonctionnalités issues des TIC (Technologies de l'information et de la communication) grâce au machine to machine. S’il est question d’améliorer l’efficacité des réseaux de distributions déjà existants, les smart gas grids permettront également d’intégrer et de démocratiser le gaz vert, d’avoir une vision plus précise et pilotable à distance de ces réseaux, mais également d’assurer un meilleur maillage de distribution.

    Les nombreux capteurs qui seront installés sur les réseaux offriront une vision plus précise de son état et permettront un meilleur pilotage des flux. La maintenance prédictive, elle, permettra de réduire progressivement les coûts de maintenance.

     

    Au-delà des nombreux défis technologiques et économiques des villes connectées, un des plus importants challenges pour les collectivités territoriales sera d’aller plus loin en proposant des synergies entre ces différents réseaux : il s’agira alors non plus de créer des réseaux intelligents, mais de connecter l’ensemble de ces réseaux sous un seul et même « smart network » capable de piloter toutes ces ressources pour une gestion plus efficace et plus intelligente des villes.

     

    [1] Chiffres Xerfi sur une étude portant sur la période 2018-2022. 

    [2] Les echos : Pas de transition énergétique sans smart grids ?

    [3] Sophie Altmeyer, chef de projet au pôle de compétitivité Hydreos

    Crédits Photo – FOTOLIA.com