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    M2M : Quelle connectivité pour quels besoins ?

      L’année 2017 a été celle de tous les records pour le M2M. En effet, le bilan annuel dressé par l’Arcep montre un marché en croissance de 30 % par rapport à 2016. Cela représente 3,2 millions de cartes SIM M2M supplémentaires mises en circulation depuis décembre 2016. Cette forte croissance va de pair avec la transformation digitale qui touche progressivement tous les secteurs, notamment via l’explosion de l’utilisation d’objets connectés dans l’industrie. Pourtant, une problématique demeure pour ces acteurs qui ne sont pas des spécialistes des nouvelles technologies : quelle connectivité choisir, et quels critères privilégier pour optimiser ses connexions longues distances ?

     

    Deux principaux types de connectivité

    Le réseau GSM M2M

    Ce sont des réseaux standardisés par la GSM Association, soumis à une obligation de qualité de service. Ils couvrent environ 99,8 %[1] de la population française, et ont une envergure mondiale.

    Ce type de connectivité est adaptée à des applications consommatrices de data, le débit pouvant aller de quelques octets à plusieurs gigas.

    Les réseaux LPWAN : Sigfox et LoRa

    Les réseaux LPWAN sont des réseaux longue-distance bas débit. Sigfox et LoRa sont les plus déployés sur le territoire français. Ils couvrent actuellement entre 94 % et 96 % de la population française. Ces deux réseaux se caractérisent par le faible volume de données qu’ils peuvent traiter.

    Sigfox est un réseau indépendant français destiné à l’IoT et spécialisé dans le bas-débit. Le hardware déployé assure la connectivité ainsi que la remontée des informations vers l’opérateur, puis vers le cloud.

    LoRa peut être déployé via un réseau public (opérateurs télécoms) ou un réseau privé.

    Les objets peuvent se connecter au réseau public tel qu’Objenious, réseau LoRA de Bouygues Télécom. Ils sont néanmoins dépendants de la disponibilité du réseau : les messages n’étant pas transmis en simultané mais l’un après l’autre, le délai de latence peut être plus ou moins long.

    Le réseau LoRa peut également être développé en tant que réseau privé : il est alors plus sécurisé, mais également plus disponible, donc plus performant. Équipés de capteurs, les objets connectés auront alors besoin d’une carte SIM pour faire remonter les informations des objets connectés vers le cloud.

    Réseaux Satellitaires

    Les technologies satellitaires permettent d’échanger des données lorsque le GSM ou LPWAN ne sont pas disponibles. Ces réseaux sont particulièrement utiles pour des utilisations type plateformes pétrolières, isolées de tout autre réseau.

    Quels critères pour bien choisir ma connectivité ?

    La capacité du réseau

    Aujourd’hui, le critère qui prime dans la prise de décision est la capacité du réseau. Le besoin en volume de data est primordial pour choisir sa connectivité selon les secteurs. En effet, des secteurs utilisant la vidéo, comme la télésurveillance, la vidéosurveillance ou les métiers liés à la sécurité auront besoin d’un flux conséquent de data, de 1 à 50 Go.

    Pour ce type d’utilisation, le GSM est la connectivité la plus adaptée.

    La durée de vie de la batterie

    Les connectivités LPWAN sont réservées à des secteurs transférant peu de données au quotidien. Leur batterie peu énergivore est donc plus durable, leur durée de vie est estimée entre 5 et 10 ans. Celle des réseaux GSM, en revanche, est aujourd’hui moindre notamment dû à des fréquences d’envoi plus importantes.

    Pour une exploitation d’objets connectés situés dans des endroits très difficile d’accès, les réseaux LPWAN ont un réel intérêt. En pratique, cela peut concerner des remontées de mesures dans l’industrie minière ou sur des éoliennes par exemple.

    La résilience du réseau 

    Ce critère concerne la capacité d’un réseau à transmettre un message en temps réel. Si cela est possible avec le réseau GSM, c’est en revanche plus difficile avec Sigfox ou le réseau public Lora : ces réseaux étant moins disponibles, le temps de transfert du message peut varier d’une seconde à une minute.

    Pour des secteurs liés à la sécurité, ou ceux relatifs à la détection de pannes entrainant des pertes, ce critère est primordial. C’est notamment le cas de la téléassistance : délivrer le message une minute après son émission peut s’avérer problématique.

    La bidirectionnalité du réseau 

    La bidirectionnalité peut également être un critère de choix du réseau M2M. En effet, quel que soit la technologie, l’objet permet de remonter la donnée vers le serveur. Mais certaines utilisations nécessitent de pouvoir délivrer un message à l’objet connecté, notamment dans le cadre d’une mise à jour ou d’un pilotage à distance. Ce type d’actions est impossible avec Sigfox par exemple, qui reste un réseau unidirectionnel.

    Pour des applications comme le pilotage à distance, ce critère est tout à fait discriminant : il faudra alors s’orienter vers un réseau de type GSM ou LoRa.

    Le coût 

    L’aspect financier est un critère important pour tous les acteurs du M2M. Si le GSM était plus onéreux auparavant, désormais, les coûts mobilisés par le GSM et le LPWAN sont proches au regard du volume de données traitées. Néanmoins, les performances du réseau GSM sont plus étendues.

    À chaque besoin correspond un réseau optimal. Néanmoins, ces connectivités ne sont pas en concurrence : chacune ayant sa propre spécificité, elles peuvent même devenir complémentaires et travailler de concert pour une récolte, un traitement et un transfert des données plus fiable et plus rapide.

    [1] Source : ARCEP

    Crédits Photo – FOTOLIA.com