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    Fin du RTC : les ascenseurs donnent l’alerte en GSM

    L’arrêt annoncé du Réseau téléphonique commuté (RTC) pousse les fabricants d’ascenseurs à migrer leurs systèmes de téléalarme vers le GSM, mais le manque de standardisation freine encore la transition vers des communications numériques, indispensables au développement de nouveaux services.

    Environ 550 000 ascenseurs sont, à ce jour, déployés dans l’Hexagone. Et chacun d’entre eux embarque, en principe, un système de communication permettant aux usagers de donner l’alerte en cas de blocage de la cabine. Ce système, généralement analogique – qui ne s’appuie pas sur des technologies de transmission de données dédiées -, repose la plupart du temps sur le RTC (Réseau téléphonique commute), autrement dit le réseau téléphonique historique. Or, c’est ce réseau qu’Orange s’apprête à mettre peu à peu à la retraite avec, pour première échéance, l’arrêt de la mise en service de nouvelles lignes téléphoniques connectées au RTC dès 2018. « Cette mort programmée du réseau commuté va obliger la profession à basculer vers la technologie GSM sur laquelle on peut émuler le fonctionnement d’une ligne « analogique » », résume Thibault Beaucornu, le directeur commercial de Sérénité 24/24, un centre d’appels travaillant avec environ 200 sociétés d’ascenseurs. Soit quelque 100 000 équipements supervisés.

    Pour ce professionnel, qui supervise également les activités commerciales de la société sœur de Sérénité 24/24, Jaune de Mars, c’est avant tout d’un produit de transition dont a besoin le marché : une passerelle GSM positionnée entre la téléalarme installée dans l’ascenseur et l’antenne GSM montée, par exemple, en haut du bâtiment. Environ 15 % du parc que gère Sérénité 24/24 communique déjà via la 2G, contre rien voici 5 ans. « Dans certaines villes, comme Biarritz, Toulouse ou Lyon, la majorité des ascenseurs mis en service dans les constructions neuves d’habitation depuis 3 ou 4 ans exploitent le réseau GSM », explique Thibault Beaucornu.

    Cartes SIM multi-opérateurs

    A l’échelle nationale, en raison de l’évolution des normes (notamment liées au déploiement de la fibre optique) et de l’arrêt programmé du RTC, ce sont tous les nouveaux ascenseurs, soit entre 11 000 et 12 500 par an, qui opteront désormais, d’emblée, pour les réseaux mobiles. Il n’en demeure pas moins que la migration du parc installé va prendre du temps.

    Pour assurer une couverture mobile permanente, Jaune de Mars propose ainsi les cartes SIM multi-opérateurs de Matooma, fonctionnant sur tous les réseaux nationaux (Orange, SFR et Bouygues Télécom) ou internationaux. Autre contrainte prise en charge : l’alimentation des modules GSM, qui doivent pouvoir fonctionner même si le réseau électrique est indisponible.

    Si le basculement vers les réseaux mobiles est en marche, la nature des communications reste, elle, inchangée, les transmetteurs de téléalarmes d’ascenseurs émettant toujours des signaux DTMF (les codes sonores qu’on entend lors de la pression sur une touche du clavier téléphonique). « La seule différence côté back-office, c’est que la transmission est un peu moins fiable en GSM comparativement au RTC d’origine. La transition vers les cœurs de réseau de nouvelle génération et la convergence des cœurs de réseau mobile et fixe nous amènent à devoir gérer certaines déperditions d’information. On travaille à migrer vers une émission non plus d’impulsions, mais de données, sous forme numérique, a contrario de la transmission analogique actuelle. C’est déjà la façon dont fonctionnent, depuis des années, les systèmes d’alarme dans le secteur de la sécurité par exemple », détaille le directeur commercial de Sérénité 24/24 et de Jaune de Mars.

    Vers l’ascenseur connecté

    Cette transition vers des transmissions numériques permettra de délivrer de nouveaux services. « Mais, à ce jour, un produit ouvert exploitant les fonctionnalités de données fournies par les réseaux mobiles de nouvelle génération (GPRS, HSDPA, 3G…) n’existe pas, déplore Thibault Beaucornu. Même si nous commençons à travailler sur des passerelles 3G ou 4G pour mettre en place des services liés à l’ascenseur connecté. » Un effort qui se heurte encore à la diversité des technologies proposées par la dizaine de fabricants d’ascenseurs principaux que compte le marché, les signaux sortant des panneaux de commande n’étant à ce jour pas standardisés.

    Crédits Photo – FOTOLIA.com